La musique klezmer
(Glorifiez l'éternel avec la harpe............rnkb hvhyl vrmz)
Psaume 98
La musique klezmer est la musique juive de l’Est de l’Europe.
Le terme “klezmer” qui provient de l’association de deux mots hébreux : “kéli” (l’instrument), et “zemer” (la musique), désigne autant le style musical que le musicien qui le joue.
Les klezmorim (pluriel de klezmer) se rencontraient dès la fin du 19ème siècle dans les campagnes d’Europe de l’Est.
C’étaient des musiciens de grand chemin, généralement très pauvres, qui voyageaient de villages en noces et de noces en bar-mitsva, animant les réceptions du son de leurs clarinettes ou de leurs violons. Ces personnages atypiques mais essentiels dans la vie des communautés juives n’étaient pas payés selon leur talent, toujours grand, mais en fonction de la richesse de la famille qui les employait. Ils ne touchaient fréquemment pour tout salaire qu’un plat et une couverture dans la paille.
De par leurs déplacements fréquents, les musiciens ont subi de nombreuses influences musicales: musiques tsiganes ou roumaines, musique orientale ou russe.
Les sources d'inspirations de la musique Klezmer sont multiples mais elles sont d'abord d'origine lithurgique. Le chant et son accompagnement musical était l'apanage des lévites qui travaillaient pour le service du temple à Jerusalem. Plus tard, à la disparition du temple, cette musique s'est développée au service de la lithurgie et de nombreux morceaux Klezmer sont d'abord des chants de synagogue (comme Avinou Malkenou)
La musique Klezmer rythmait la vie des juifs du shtetel, les villages d'europe de l'est où vivaient de nombreux juifs. C'est surtout lors des mariages que ces musiciens ambulants se produisaient pour amener une tonalité mélancolique (Der Gasn Nigun) ou franchement gaie (Grand Nigun).
L'arrivée des premiers musiciens Klezmer à New York a été l'occasion de la rencontre entre deux sensibilités musicales issues de deux cultures ayant souffert: le jazz des esclaves noirs et le Klezmer des immigrés juifs. La musique Klezmer en est sortie enrichie, melant des tonalités plus orientales aux rythmes swinguant du jazz (Joseph)